Accusé, levez-vous

« Messieurs les jurés, cet homme est innocent. La vie, c’est fait pour taper dessus, cette chose immonde nous fait croire en des valeurs qui n’ont rien d’humaines. Mon client, cet innocent, est tombé dans un piège, un traquenard. Cette femme, sa femme, est un piège à loup, une tromperie dont personne ne se méfie. Un truc fait de ferraille qui se cache au milieu d’hautes herbes puis qui vous choppe la jambe avec un peu trop de mordant. Mon client, cet animal blessé, n’a fait que se protéger, se défaire du piège cranté fortement accroché à sa patte. L’instinct messieurs les jurés, l’instinct. La survie. Fuir aurait été trop facile. Mon client a préféré se débattre et foutre un coup dans le tas.
Messieurs les jurés, oubliez ce que je viens de vous raconter. Ce n’est que prose malsaine. Mon client, assis, ici, là, celui que je pointe du doigt, est un lâche. Une bête faussement blessée, l’égo et les grandes manières. Une brebis vulgairement maquillée en loup.
Pour dire vrai, cet incapable est indéfendable. Regardez-le, la tête basse, le chéquier en patrie, les excuses en issue. Un lâche, un homme sans morale, une merde, sombre et à peine zieutable.
Messieurs les jurés, faites ce que vous avez à faire, soyez justes. Infligez à cet abruti la peine maximum encourue. Faites en une affaire personnelle. Lever la main, c’est tout juste bon pour dire je le jure. Mêler une main levée à une femme, c’est pas cautionnable.
Cet homme, messieurs les jurés, a cru s’acheter une défense. Mais, aujourd’hui, debout face à vous, je vous ordonne d’en faire un exemple. Tapez du poing sur la table, infligez lui peine de poids. Je ne défends pas ces gens-là. »

J’aurais aimé dire tout ça, mais que dalle, je me contente d’avancer vers l’accusé. Il n’en est pas vraiment un. C’est un « comédien », comme moi. Notre improvisation a comme thème « violences conjugales ». Je suis l’avocat. Lui, le coupable que je dois défendre. Je le regarde droit dans les yeux, racle ma gorge puis lâche un « Sale con » que j’accompagne d’un demi-tour pour me rasseoir.
Il me regarde, abasourdi. Ses joues puis bientôt tout son visage prennent une couleur rougeâtre. Mais il ne réagit pas. Il sait que s’il laisse s’échapper sa colère, celle-ci viendra l’handicaper un peu plus dans sa défense désastreuse. Je mélange le vrai et le faux.

— Bordel Raymond, j’y arrive pas ! J’suis pas d’dans…
Raymond, c’est le mec qui gère la troupe. Il est sympa mais je comprends pas qu’il se fasse chier avec nous. Pour dire vrai, on n’est pas des cadors.
—  Te décourage pas Arvad. Tu peux faire mieux qu’un « sale con ». Montre que t’en as dans le falzar mon garçon.

— J’sais pas Raymond. Je la sens pas cette histoire. Elle me gave. Je vais pas te mentir, j’en ai rien à branler de ton cours aujourd’hui. J’ai pas le spleen mon vieux.
Aujourd’hui, je suis allemand. En face, c’est Maginot. Je contourne l’obstacle et me donne en proie  aux jurés tout juste assez convaincus d’une peine devenue aussi banale que déjà actée. Assis, Raymond observe sa proie. Elle ne bouge pas et sait que cette fois, elle ne s’échappera pas. Je n’attends pas le verdict, je sais déjà.
— Bouge moi c’cul espèce de petit con ! Et remonte sur scène ou je te remue la cervelle.
Il est chiant Raymond. Il croit qu’il peut tout nous faire faire. S’il croit que je vais revenir sur scène et m’exécuter… Il peut toujours se brosser le vioc.
— Lève-toi que j’te dis ! Et fous-moi le feu sur scène. Allez gamin !
Je me lève et enlève cette robe ridicule. Je ne salue personne et m’en vais. Ce jeu était un fardeau. Défendre les cons, ça remplit un frigo mais rien d’autre.

J’imagine que le procès sera très certainement ajourné, repoussé, la scène rejouée. Pour dire vrai, j’en ai rien à carrer. Raymond peut bien continuer de gueuler, je m’en fous. Aujourd’hui, je suis le seul accusé  à avoir assisté à son procès. Aujourd’hui, une fois de plus, je fuis. Mais, aujourd’hui, je me sens un peu plus humain, un peu plus digne. Ça va pas durer. Un peu comme une cigarette déjà bien entamée, mon procès va vite se consumer. Peu importe, durant un instant, je suis juste et ma fuite, bien que pipée, est bourrée en justificatifs. Aujourd’hui, je tire une taffe d’honnêteté en sachant qu’au fond, le cancer a déjà pris quelques longueurs d’avance.

La porte de la salle franchie, je me dirige du côté des toilettes. Pendant quelques  secondes, je laisse l’eau couler puis finis par m’en asperger le visage. C’est fou comme ça sert à rien mais dans les films, c’est comme ça que ça se passe, alors je fais.
Le visage encore tout humide, je me déporte vers le chiotte le plus proche en laissant des gouttes ruisseler jusqu’à s’éclater sur le sol pour y laisser trace de mon passage. La porte fermée et verrouillée, je m’agenouille, sors ma carte vitale et modèle un petit tas qui ressemble rapidement à un trait. Blanc sur blanc, poudre blanchâtre sur cuvette pâle, on dirait du Malevitch. C’est fantastique. Enfin, mes narines se mêlent à la partie. À me repoudrer le nez aussi souvent, j’ai parfois l’impression d’être une gonzesse qui en fait trop sur le maquillage mais qui a fini par s’en contenter, parce qu’elle n’a rien d’autre. Je me sens pauvre et immortel à la fois. Bordel, j’ai une de ces pêches.
— « Madame la cuvette, madame la chasse, monsieur le rouleau, mon client, Arvad Raegusti ici présent, est indéfendable et laissez-moi vous dire qu’il ne laissera aucune trace. Mesdames, messieurs les jurés, vous l’aurez compris, je plaide coupable. »
Je déborde d’énergie et rentre à nouveau dans la salle.
— Je t’emmerde Raymond ! Tu m’entends ? Je t’emmerde !!
Plein de courage, je referme rapidement la porte et m’en vais.

Il faut maintenant que je rentre chez moi. Je pourrais aller voir René, lui commander de quoi oublier que ma vie ressemble de plus en plus à quelque chose de raté, mais l’envie manque. Je suis une pile sans envie. Je fais se balader mes semelles usées sur les trottoirs chewing-gumisés du quartier, puis me dirige vers son voisin pour en fouler encore quelques autres.   Je réfléchis à mille, tout est super clair là-haut, je me sens bien, peut-être même un peu trop. La lucidité consume son règne éphémère et me rappelle que tout ça est factice. Factice mais pas anodin.
Des palpitations se font ressentir, puis, bientôt, des frissons viennent parcourir mon dos et mes avant-bras. C’est génial, agréable et stupéfiant à la fois. J’observe mes poils se soulever, un à un, comme jouant une scène qu’on imite parce qu’elle nous plaît. Je crois que les frissons, c’est comme la vie, on ferait tout pour répéter un moment qui nous a plu dans le passé.
La scène est vraiment belle. Je sais que dans quelques minutes, il faudra tirer le rideau, que le public n’aura plus la force d’applaudir et que mauvaise sera la critique mais, pour le moment, je profite. Les sensations sont fantastiques. Malheureusement, les sensations, c’est comme tout, il faut être deux pour les partager. Et là, je suis seul. Marcher n’arrive plus à m’épuiser alors je rentre. Les marches de l’escalier sont une formalité. Je passe environ cinq longues minutes à rentrer la clé dans la serrure de ma porte d’entrée que je parviens finalement à ouvrir. De suite, j’enlève ma veste, ouvre ma chemise et me jette sur le lit encore tout vallonné et pas refait de ce matin.
J’ai envie d’un café mais mes mains continuent de trembler. Comme souvent, je mets mes envies de côté et finis par enfoncer ma tête dans l’oreiller. Il a son odeur. Elle me rappelle ses seins. C’est dingue comme on peut s’attacher à un parfum, ça en est presque malsain. Peu importe, j’enfonce un peu plus mes narines et tout mon visage au plus profond de l’oreiller. C’est un endroit où je me sens bien. Simple, confortable et, surtout, c’est là où je peux m’évader, rêver, penser libéré. La vie devrait être un oreiller. Voilà, ne vous posez plus de questions, je viens d’en trouver l’unique et indétrônable réponse.
Mes paupières se ferment. Ça clignote. Une vraie boîte de nuit. Une poignée de minutes suffisent pourtant à ce que je fonce au pays des songes.

Ça y est, j’y suis. Confortablement installé au milieu de mon sommeil, je le côtoie. Des fois,  ça m’arrive d’en profiter pour réfléchir ou faire se battre entre eux les souvenirs. C’est à celui qui saura être le plus vaillant, le plus piquant, celui qui saura être assez bon nageur pour revenir en surface.
Je me rappelle. Il y a déjà longtemps. Un réveil à côté d’elle.

À côté de moi, qu’est-ce que je fous là ? Un parfum de foulard, une vague idée d’elle, une virgule à laquelle on voudrait ajouter quelques lignes, juste parce que la ponctuation nous fait chier. Les faux mystères ont en répondant qu’ils emmerdent. Elle n’est peut-être qu’un point, une histoire à laquelle on s’attache alors qu’on sait que le début précède la fin d’un tout petit rien. Ou, peut-être, tout le contraire, un paragraphe qui se multiplie en d’autres et qui façonnent une histoire. Un récit qu’on aime lire en laissant les pages se tourner parce qu’on a envie d’une suite.
Je me souviens. L’imagination fait qu’on entretient un truc factice, un goût d’illusion, une bouffée d’auto-persuasion. Et, très vite, on s’aperçoit que non, de diverses façons, les idées n’ont même pas le courage de se mélanger, s’entremêler ou même se confronter. Le pacifisme en patrie, j’ai juste en vœu qu’elle prenne les armes, pour tenter le combat. Une idée, c’est se battre. Prends cette putain d’arme. S’il faut, devant moi, pose-la. Que la bataille se nomme Verdun ou Alesia, peu importe qui l’emporte, perdre est un outil pour donner aux vainqueurs à peine plus de légitimité.
Je me souviens. Lâcheté, images cryptées. Bouteille messagère, océan à la vague précaire. Rapidement, je me perds, mens, fais écran d’espérances. Sans savoir où mon ancre se plante, je me mords l’intérieur des lèvres, me dis que c’était bien, que j’aurais pu saisir les cordes descendant en rappel. La pensée sécuritaire, la sûreté qui semble l’apeurer,  je veux qu’elle ose se risquer. J’accepte de chuter d’une falaise, pas d’une vallée au nom de malaise.
Puis la parole, je me souviens. Loin d’être son point fort, ses mots cachés, jamais utilisés. La peur du oui, le silence en réponse, l’éloge de l’absurde parce qu’il rassure. Le oui qui effraye au point de ne rien dire. Silence. Et pointent des mirages, à l’horizon. Si elle joue avec les décisions, moi non.
S’enfuir, mentir. Se taire, se soumettre. Ignorer, se voiler. Expliquer, converser. Un peu partout rouillent des pièges à loup, des pièges qui stoppent une course, des crans qui déchirent les chevilles, qui font qu’on vacille. Les éviter, ralentir, résister, essayer. Au bout, vaguement, les aiguilles tournent. Je veux bien abandonner cette course, marcher pour mieux situer où je pose mes semelles déchirées, l’écouter pour mieux avancer. Mais qu’elle parle, signale le premier virage, ne fasse pas du silence son arme. Arme risible, dépassée, au charme sans audace.
Je me rappelle. Un souvenir, un écho, le retour d’un cri porté trop haut.
Il y a les routes rapides, aucun son, aucune décision, on les paye car tout presse.  Il y a les routes plus fébriles, plus tactiles, plus à même de se faire mélanger les bruits. Il y a les chemins pavés de oui et de non, ceux qui riment avec décisions. Il y a les chemins à tracer, les dispendieux, ceux-là sont sûrement les plus réussis mais ils ne sont jamais silencieux.
Je me souviens. Une main dans une autre, sans penser à autre chose. Sa tête pourrait hocher, ça me plairait. Elle pourrait se balancer d’ouest en est puis faire le geste contraire. Refuser n’a rien de mauvais. Elle pourrait hisser et faire flotter un pauvre drapeau pour me faire monter là-haut, les vents le feraient quelques fois se mouvoir, je m’en foutrais, j’ignorerais, ça m’emmerderait, j’oublierais. Je pourrais insister. Le joli, l’intrigant, son cul m’attireraient mais pas le muet.

Dormir me ramène à la réalité. Même Morphée m’empêche de prendre facticement la fuite. Je décide de quitter cette pensée. Réalité forcée.

Voilà que je pense à une histoire qui, allez, grosso modo, a cinq ou six piges. Faut croire que je digère pas. Faut dire que je l’aimais bien cette fille-là. Ses cheveux blonds, ses yeux bleus ou marrons, j’en sais rien,  ses dents bien blanches très légèrement en avant, son sourire aussi rare que plein de charme, ses sourcils froncés quand elle se fâchait, ses gros seins, ses gros seins, ses gros seins.
Pour dire vrai, je les avais pas vus de suite ses énormes nichons. Je m’étais attardé sur sa petite taille et ses bras frêles, ses mains minuscules, ses petites mimiques et sa poigne verbale quand elle se mettait à débattre.
C’est vrai, comme toujours,  tout ce bordel a commencé par un débat. On devait parler politique. Comme à l’habitude, je contredisais, pas convaincu. Juste pour alimenter. À l’opposé, elle me répondait, la garde peu souvent baissée mais, à l’occasion, je savais mettre le coup là où la brèche s’était ouverte. Les gens autour de nous s’étaient éparpillés  puis étaient partis, fatigués de ne pas partager. Il ne restait plus que nous, debout, chacun un verre à la main, verres qu’on avait fait trinquer tout en continuant de nous parler. Elle me confiait être de gauche. Coup de chance, j’étais aussi de ce bord mais je m’en foutais. Elle aurait pu me dire tout un tas de conneries, j’étais déjà captivé, prêt à lui parler d’oreiller ou d’enfants non désirés. Très vite, sans comprendre, j’ai succombé. D’un coup, j’aurais pu tout renier, mes amis, ma famille, devenir un soldat sans patrie, déserter pour passer des moments avec elle sur et sous l’oreiller.
Rapidement, j’ai dormi chez elle puis le matin, ou plutôt le midi, je partais. On ne se disait rien, partager son lit nous suffisait, sa main dans la mienne, ses seins, mon érection à rallonge, son côté fragile quand elle s’endormait, sa façon de poser sa tête sur mon torse et ses cheveux dans les yeux qui m’empêchaient de bien respirer. Tout ça me plaisait, tout ça se répétait.

Ça me suffisait. J’étais bien. Mais comme je suis souvent bien qu’à court terme, pas bien longtemps quoi, j’ai fini par craquer. J’ai merdé. Vous me croirez peut-être pas, j’ai commencé à l’aimer. Elle m’a pas laissé le temps de continuer. J’avais oublié la règle principale, oublié que ça ne se fait pas d’aimer. Longtemps, j’ai regretté de ne pas avoir vécu plus avec elle mais, avec le recul, je m’étais un peu enflammé. Elle était pas trop pour moi et, pourtant, j’avais insisté pour continuer. Ça m’avait un peu ridiculisé, un peu sali et mis sous tutelle sentimentale pendant un bout de temps.
Pour être franc, je l’ai jamais vraiment aimée comme il fallait. J’ai cru mais le factice était de la partie. Ce qui me plaisait, c’est qu’elle me proposait quelque chose de différent, hors des carcans et des traditionnelles amourettes niaises et puériles que les autres ont en patrie. Ce qui m’a plu, c’est que cette fille, c’était moi. Le désir de rien construire combiné à l’idée que juste se voir pouvait suffire. Mais voilà, j’ai pas été moi, j’ai voulu plus. ¨Je sais toujours pas pourquoi j’ai fait ça mais, pour sûr, les regrets sont encore là.

Après ça, je suis beaucoup sorti. J’ai baisé, beaucoup trop, autant que je me suis drogué puis, cette période terminée, je me suis enfermé. Comme pour me purger.
Avant ça, j’ai reçu un message, vocal, de ceux qu’en général je n’écoute pas.

« Tu me diras ce que tu voudras, ça m’fera pas changer d’avis. Jamais, t’entends Arvad, jamais je changerai d’avis. Ça va bientôt faire cinq piges que tu me traînes ou l’inverse et que j’en ai marre. Marre ! Cinq foutues années que je te déteste autant que tu me fais croire que tu m’aimes. Maintenant, c’est fini. Fini !
J’sais même pas pourquoi je suis restée. J’suis fatiguée. Et c’est pas une passade. Fatiguée de tes frasques, de tes envies fantasques, de ton manque de savoir-vivre, de tes regards vulgaires et prétentieux quand, au petit matin, t’as décidé d’être mal luné. J’en ai marre. Jusque-là ! Alors oui, je gueule, je te dis que je t’en veux mais crois-moi, je t’ai aimé. Et là, si t’as assez de jugeote Arvad Raegusti, toi, le meilleur en tout mais qui a réussi à se planter sur tout, tu te seras rendu compte que je viens de parler au passé. C’est fini. Fini, fini, fini !
Tu m’emmerdes Arvad. T’es pire que l’ennui, t’es du gâchis. Cinq ans. J’en reviens même pas de t’avoir supporté aussi longtemps. Des journées pourries, des vacances pourries, des amis pourris, des engueulades sur ton avenir. Eh bien, ton avenir, tu vas t’en occuper tout seul, en solo. Et ça me fera le plus grand bien. Je sais vraiment pas pourquoi je l’ai pas fait avant. Je te quitte Arvad. Fini. Tu m’as poussée à bout. Quand je pense à toi, c’est limite j’ai des nausées, un nœud au ventre parce que j’ai peur, peur de ce que tu vas me dire ou me faire dire. T’es qu’un abruti Arvad. Mais maintenant c’est fini. Fini ! Terminé !
Tes emmerdes, tes amis, ton non-projet de vie et tes mensonges quand tu m’dis que tu m’aimes, tu te les gardes. Tu l’aimes toujours. Je suis pas un punchingball à mauvais mots, je suis humaine putain. Et ça, t’aurais dû t’en rendre compte bien plus tôt. Voilà, tu mérites pas mieux. Je te lourde Arvad. Va voir ta blonde. J’espère que t’imprimes bien parce que cette fois, je reviendrai pas. Jamais !
Et puis, j’ai jamais aimé ton chat, ni son nom. Y’a qu’un con pour donner le nom d’un… Oh, et puis merde, je sais même pas pourquoi je digresse, je perds mon temps.
Tes affaires sont dans le hall de l’appart’, passe les prendre en journée et laisse les clés dans la boite à lettres quand tu repars. Salut Arvad. Biiip. »

Les « bip » annoncent toujours la fin de quelque chose. Pourquoi pas. Elle rappellera.

 

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