Archives mensuelles : novembre 2014

ZESTH et le faux Stand-by

Sortez les mouchoirs, placez-les en dessous de vos jolis yeux pour en récolter la pluie de larmes qui va y ruisseler. Comme indiqué dans le titre de l’article, et ça le brise mais c’est ainsi, ZESTH va devoir ralentir son flux de publication(s)  et ce malgré son envie qui prend la tangente de cette décision. Comme la sympathie sommeille en lui, il va vous en expliquer les raisons.

En effet, et je reprends les commandes, ce petit dos d’âne concernant les publications de nouvelles n’arrive pas seul. Que vous soyez lecteur régulier, moins régulier ou même visiteur tombé ici par hasard, je vous annonce que je viens de boucler un manuscrit de nouvelles que je vais m’empresser d’envoyer à des comités de lecture se trouvant dans telle ou telle autre cave d’une maison d’édition.

Par la même occasion, j’en profite pour me lancer plus sérieusement dans les concours de nouvelles, ces mêmes concours exigent que les  nouvelles proposées soient inédites et c’est principalement, vous l’aurez deviné, ce qui explique que je ne puisse publier ce travail ici-même.

Cela dit, je ne donne pas cher de moi dans la durée et suis persuadé que les publications (en travaillant un peu plus) garderont leur rythme régulier sur le site.

En vrai (pas vraiment), tout ceci est clairement manigancé pour que vous me désiriez encore un peu plus à chaque lecture.  Paraît même que la semaine serait propice à la publication d’un ou deux textes. Sait-on jamais….
La vraie seule différence avec avant, c’est que ZESTH, en amoureux des promesses tenues, ne peut vous promettre une publication régulière.

Je vous souhaite un bon début de semaine et  en profite pour vous remercier de vos quelques lectures. Si vous saviez comme elles me réchauffent le palpitant… Si vous saviez…

ZESTH

Mirage

 

J’étais sorti prendre l’air, le vent s’est faufilé sous ma veste, a pris la direction de mes artères qui ont fini sous oxygène précaire. Tu étais là, me regardais prendre le froid puis es venue te coller à moi. Le vent chassait sur mes épaules, celles qui te protégeaient, qui jouaient le mauvais rôle. J’en profitais pour allumer la cigarette que tu allais me voler d’un baiser, j’en sortais une autre pour que partout l’on soit couplé.
Une autre, presque aussi jolie que toi, une brise qui s’enroulait autour de moi, un boa aux envies noires qui rampait pour monter les marches. Une à une gravies, mon cœur aurait pu être pris. Mais elle n’avait rien de toi, l’infini ne s’égale pas. Je quittais son regard pour le tien et priais déjà pour que mes regrets soient tamponnés « excuses acceptées ». Trop tard, eau goût nectar. Continuer la lecture

Zesth Et Klanch, ça collabore.

Zesth collabore avec Klanch (magazine messin, culture et sous-culture). Le genre de truc  bien cool à lire. Comme le disait l’ami (ou non) Malraux: « La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert. »
De ce fait, je vous invite vivement à aller faire un tour sur le site et à vous y gaver des articles qui sauront vous parler  (cinéma, art, théâtre, concerts, etc… Il y a de tout chez Klanch !)

Pour ma part, vous pouvez retrouver mon travail (fait en collaboration avec Camille D.) à cette adresse:  http://klanch.fr/musiques-volantes-n19-episode-1/

http://klanch.fr/wp-content/uploads/2014/01/LOGO-KLANCH-version-1.0.png

Aller en détours, retour improvisé

Tu te rappelles ? C’était un jeudi matin appartenant à un novembre vieux d’un an. Nous avions partagé l’oreiller pour la dernière fois, l’osmose comme pansement d’ecchymose, en imitant la veille où nous avions momentanément stoppé nos querelles. Tu te rappelles ?
Moi je me souviens, ton regard malicieux, ta peau délicieuse, ton grain de beauté outrageux, ta sueur emprunteuse, ton parfum sinueux, ton sourire d’amoureuse. Tu t’es levée, tu as fumé à la fenêtre, au loin je voyais tes fesses dénudées et m’en contentais. Tu as écrasé ton mégot entamé, a enlevé mon seul gilet qui te couvrait, t’es rhabillée et m’a remercié avant de m’embrasser. Et puis, tu es partie. Continuer la lecture

Paire servie

Réflexion bancale.
En marchant, je pensais. Ce n’est pas ce qui m’allait le mieux, je ne crois pas que c’est ce qui me faisait réellement mettre un pas devant l’autre mais j’aimais me sentir perdu au milieu de pensées confuses qui n’aboutiraient jamais. Moi, Arvad Raegusti, j’aimais croire que la vie était une fable.
J’en déduisais que l’amour, c’était comme une paire de chaussettes, de leur durée de vie à leur vétusté programmée, il y en avait toujours une qui s’égarait. Alors, pour ne pas continuer à marcher le pied nu, on en enfilait une autre, jamais pareillée mais idéale pour dépanner. On s’en contentait puis, un jour, elle venait à se trouer. Une dernière fois, on la palpait maladroitement avec nos doigts et, une fois de plus, on la remplaçait tout en sachant que quelque chose ne collerait pas, qu’à son tour elle disparaîtrait. À nouveau l’on se dispersait. Continuer la lecture